Logo de « Terrain, ou presque »

Test reportage numéro 2

Nous conservons tous, au fond de nous, une âme d’enfant. Selon les tempéraments, elle peut ressurgir plus ou moins souvent pour relâcher la tension. Il y a toutefois des circonstances délicates dans lesquelles on aimerait qu’elle reste enfouie. Le personnel politique, lui, peut y faire appel à toute heure. Ce qui a notamment été le cas ces derniers jours.

Est-ce une erreur ? Difficile d’y croire. La barre des 500 lecteurs ayant lu notre premier numéro sur le collectif a été dépassée. Simplement, merci. Cinq cents lectures… Suffisamment pour se demander qui nous lit – et surtout pour se rendre compte que, manifestement, le personnel politique n’en fait pas partie. Pas de collectif à l’horizon chez eux : plutôt une bande d’enfants capricieux qui se chamaillent sur le trottoir, quand d’autres réclament un jouet sans vouloir le partager.

Sans prendre de risque, je dirais que la semaine du 6 au 12 octobre 2025 a offert un spectacle digne de la cour de récré, entre caprices et coups de théâtre. Un Premier ministre démissionne le lundi, considérant que sa « mission est terminée », pour être renommé le vendredi par Emmanuel Macron. Tout ce sketch, pour en revenir au point initial : un exécutif encore menacé de censure par les parlementaires.

« Du pain et des jeux. » Soit. Si la situation peut en amuser certains, d’autres sont inquiets. Lorsqu’une partie des Français n’a plus les moyens de sortir se divertir, ni d’ailleurs de manger correctement, il ne faut pas s’étonner de la tentation vers « l’extrême ». Et ce ne sont pas les parlementaires, au fond de leur « tambouille politicienne », qui arrangeront la situation. Quand, d’un côté, l’idée du compromis renvoie systématiquement à être « macroniste », de l’autre, le refuser est synonyme d’être dénué de tout « bon sens ». À croire qu’il n’y a pas de budget à présenter au Parlement dans quelques semaines…

Et puis, manque de chance, l’histoire des frais de mandat des maires parisiens survient… Au moins, la séquence s’est jouée avec une nouveauté : elle s’est jouée à celui qui aura la plus petite. « Lorsque j’ai pris l’avion, je suis allé en classe éco’», entend-on, mais encore : « Je n’ai qu’une seule veste à porter pour la semaine, alors je l’ai lavée à la main. » Ces déclarations resteront tout de même moins scandaleuses que celle de la maire du 8e arrondissement, Jeanne d’Hauteserre, clamant sans vergogne, en direct qui plus est, dépenser son enveloppe afin d’être « bien sapée », juste avant de remercier le contribuable pour cela.

Comme des enfants obnubilés par quelque chose, les politiques n’ont qu’une idée en tête : les prochaines échéances. Les municipales pour le PS, les présidentielles pour le « socle commun », ou les législatives pour le RN. La situation actuelle semble plus être calculée dans l’intérêt des partis que pour celui des 68 millions de camarades de classe.

Cela fait effectivement quelques mois que la presse fait paraître qu’on ne pourrait pas tomber plus bas. Pour autant, on est toujours surpris par la créativité des politiques. La mauvaise foi des uns et des autres ne semble avoir aucune limite. À se demander s’ils ne cherchent pas unanimement à décrocher le record du plus bas taux de confiance entre le peuple et ses décideurs. Il va tout de même vite falloir se ressaisir s’ils veulent éviter d’enregistrer la France aux pompes funèbres.


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *